Prévenir la violence sociale et l’exclusion par la négociation interculturelle


Toute personne ayant à vivre dans un pays qui n’est pas celui de ses origines peut être considérée comme à la recherche d’un équilibre délicat entre respect d’une identité culturelle originelle et négociation identitaire permettant une existence et une reconnaissance sociales dans le pays d’accueil. Plus particulièrement, les jeunes issus de l’immigration sont au cœur de cette problématique. De nombreux indices, ainsi que de multiples faits divers, montrent, en effet, que la question de l’émancipation socioculturelle des jeunes d’origine étrangère constitue un point de confrontation sociale entre, d’une part, les sociétés européennes, individualistes et modernes, et, d’autre part, les communautés immigrées extra-européennes porteuses, dans une large mesure, d’une identité culturelle plus collectiviste et traditionnelle. Si la recherche et les applications qui en découlent sont menées dans un souci aigu de non-stigmatisation des familles issues de l’immigration – qui ne peut qu’engendrer une crispation au sein des familles et une complication du travail éducatif à mener -, l’idée est de dégager des stratégies de gestion de la dissonance culturelle et de la négociation identitaire. Celles-ci sont proposées comme une réponse positive, au sein des populations immigrées, afin de permettre une expression culturelle épanouie. 

Par ailleurs, les intervenants socioculturels et les enseignants expriment souvent un désarroi lié au fait d’avoir à travailler dans un champ truffé de tensions culturelles entre les familles immigrées et les cultures institutionnelles des organismes et structures chargés de les accueillir, animer. Par de multiples aspects, cette réalité semble leur échapper et suscite bien des fantasmes qui polluent les représentations ou perturbent la qualité du travail socio-éducatif. Ainsi, il est urgent de travailler à l’identification de stratégies identitaires et intégratives efficaces au sein des familles immigrées et des populations d’accueil : la capacité à négocier dans des contextes de dissonances culturelles est considérée comme une garantie de développement culturel et de participation sociale. La création, l’évaluation et la diffusion d’outils pratiques de sensibilisation, d’information et de formation sur base de résultats de recherches, à destination des jeunes issus de l’immigration, de leurs parents et des intervenants socioculturels travaillant avec ce public, est également au nombre des objectifs à poursuivre.

Exemples de pratiques et de recherches :

IRFAM

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